Inscrivez vous et recevez régulièrement un email vous indiquant où nous sommes

E-mail:

Inscription Désinscription

septembre, 2011

Nos premiers pas au Laos

Nous avons franchi avec succès la frontière Chine Laos a vélo, et oui notre deuxième frontière traversée a bicyclette après celle de  France Belgique.

En 5 min nos visas en poche acquient directement a la frontière. Quelle différence avec la chine. Un poste frontalier très sommaire. Nous devons réveiller un des douaniers en pleine sieste afin de remplir nos formulaires d’entrées. Un autre douanier nous demande de lui ouvrir des pages internet via l’écriture latine pour son compte personnel. En parlant de ça, nous découvrons celle du Laos, une très belle écriture.

Nous parcourons le 1er jour quelques kilometres pour nous arrêter dans un petit village niché prés d’une  rivière, ou règne tranquillité, sérénité, joie, sourire. Nous croisons les enfants qui rentrent de l’école, tous très heureux de nous voir, tout comme nous. Ici pas de maison en brique, pas de building, mais tout y est fait de bois et de bambou. Le soir nous dégustons nos 1er bieres Lao et plats typique.

Nous repartons le lendemain direction Udomxai, une ville plus importante, s’il on peut dire. Ici une rue principale et deux plus petites parallèles. Nous y acquerrons une carte routiere et de la monnaies. Nous nous apercevons vite fait que tout n’est plus aussi accessible qu’en chine, les banques se trouvant uniquement dans de grande ville et le logis (Guest House) ce faisant tres rare sorti de ces villes.

Nous y rencontrons une famille venant d’Argentine parcourant le monde depuis 11 ans a bord d’une voiture de 1900, ayant 4 enfants et ecrivant un livre « spark your dream ». Ca fait reflechir…

Nous reprenons la route direction Louang Prabang. Nous decouvrons vraiment la mousson, trampe jusqu’au os. Nous croisons glissement de terrain, route innondee, boueuse, arbre deraciner. Nos pneux tout terrain vont enfin reelement servir. Ici, il pleut au moins deux fois par jour. En fin d’apres-midi nous nous faisons surprendre par un orage qui nous ralenti enormement et nous oblige a trouver rapidement un endroit ou dormir. Apres plusieurs echecs dans de petits villages, alors que la nuit tombe et que les eclaires jaillissent de tout les cotes, une petite maison  en bord de fallaise s’offre a nous. Mike avec culot passe la porte. Un jeune, habitant seul, accepte tres gentillement de nous abriter pour la nuit. Il est recoltant de the, a une fiance qu’il rejoindra d’ailleur discretement dans la nuit au village d’a cote. Nous lui apprenons a jouer au yam’s. Cette soiree fut tres simple, sincere et au sec. Au petit, tout petit matin 5h30 debout (et oui les Lao se levent tres tot). Nous reprenons notre route, l’obectif etant de ne pas trop en faire voir notre etat de fatigue. Nous nous arretons quelques kilometre plus loins dans une des premieres guesthouse que nous croisons. Ici, nous remarquons que beaucoup de Lao parlent anglais au contraire de la chine, nous en sommes tres etonnes et ravis. Nous pouvons enfin decouvrir plus profondement certaines personnes, leur façon de vivre, leur philosophie, leur zen attitude.

En direction pour Luang Prabang, nous croisons un petit village (Pak Ou), noté sur la carte comme étant sur une route secondaire (en terre) et  ou nous pourrons voir un site touristique. Nous y sommes arrivés hier et y retrouvons ce majestueux Mekong. Nous y visitons des grottes, situe sur l’autre rive, remplis de centaines de statuettes a l’effigie de Budha. La traversee ce fait a bord une petite embarcation traditionnelle Lao en bois. Premiere fois ou nous pouvons plonger nos mains et nos pieds dans ce fleuve mythique. Un plaisir simple au bord du Mekong.

Des demain, nous reprenons la route pour cette ville qui semble nous reserver pas mal de surprise, Luang Prabang.

1er pas au Laos et encore de belle route Chinoise
Decouverte du paysage a notre reveil 5h30 chez Goa cultivateur de the
Mike et Goa
Pose dejeuner sous un abri au bord de la route
Pied, sieste paisible de Mike
Baignade dans le Mekong

Nos derniers jours en Chine

Nous avons quitté Chengdu le 05 septembre 2011, après un petit massage d’oreille pour Mike dans salon de thé (notre dernier en chine) en pleine air dans un joli petit parc et direction Kunming, ville principale de la région du Yunnan. 20 heures de trajet en train. Nous découvrons via les fenêtres les paysages changer, la terre devient plus rouge, orangé et les rizières se font plus fréquentes. Une ville cette fois-ci à taille humaine. Nous y faisons les révisions des vélos, nouveau pneu et nouvelle selle pour Mike. Nous y découvrons les spécialités et les petits quartiers, nous n’y resterons pas très longtemps.
Le lendemain matin nous galopons sur nos montures vers la gare de bus se trouvant a 40 km au sud de la ville. Le bus sera celui de nuit, il nous faut donc attendre dans cette ville sans trop d’intérêt tout l’après midi. Non loin de la gare nous cherchons de quoi manger et tombons sur une usine de 100 000 mètres carré de magasins ou ici s’achète en gros ou au détail fringues, jeux, nourriture, chaussures, plus d’une y serait devenue complétement dingue. Après ces quelques heures nous passons la ticketerie et attendons notre bus, nous y négocierons l’entrée de nos vélos dans la soute pour 160y (16 euros) à ce moment-là.
Nous arrivons le lendemain vers 5 heures du mat sur Jinghong, pas top pour découvrir les lieux alors qu’il fait encore noir. Ici une petite ville au bord du Mékong et oui voilà notre premier regard qui se dresse sur ce fleuve tant connu, une émotion nous grimpe jusqu’à l’extrémité des cheveux. Nous nous apercevons que le Laos ne se trouve plus très loin. Nous parcourons nos derniers kilomètres en chine, les paysages changent énormément, une nature luxuriante où tout y pousse, nous achetons, ananas, banane, mangue… palmier, bananier, bambou nous accompagnerons jusqu’à la frontière suivi de maison très typique en bois sur pilotis.

916 km plus tard, arrive sur Chengdu

Après 10 jours de notre départ de Xi’an nous voilà sur Chengdu, ancienne capitale de chine et aujourd’hui celle de la province du Sichuan.

Nous avons démarré cette route sous un temps clément en ce qui concerne la chaleur. En effet vu que nous venions de vivre quelques jours sous la pluie, les températures se sont faites plus douces, idéales pour rouler. Nous avons commencé par des zones plates, des paysages plus campagnes, où nous croisons sur le bord de la route des marchants de fruits. Quel délice, pêches, pommes, pastèques, poires, melons, jaune, vert… c’est la première fois où il nous arrive de les déguster encore dures et c’est vraiment étonnant comment elles sont déjà sucrées. Ces routes plus plates situées proches des champs, sont très poussiéreuses, une atmosphère collante et odeur de poubelles ainsi que d’engrais et Autre produits. Nous ne nous aventurons pas à prendre un bain dans les rivières vu ce que nous pouvons y apercevoir.

En fin de journée, nous arrivons enfin dans les hauteurs. Le matin nous avions croise un jeune chinois, baroudant les routes et aussi chargé que nous. Nous le recroisons en pleine montée. Quelques mètres plus loin, après avoir su sa destination, Chengdu, nous décidons de parcourir un petit bout de route ensemble. Le soir nous installons notre camp dans un village sur un petit coin d’herbe. Il est difficile une fois arrivés dans les hauteurs de trouver des surfaces planes. Nous passons une agréable soirée en compagnie de GOE, et goûtons son alcool de riz qu’il avait pris soin d’emmener dans ses bagages. Il travaille dans un garage et il est écrivain dans ses temps libre. Sa destination finale : le Tibet.

Pendant ces quelques jours dans ces petites montagnes nous longeons de très jolies canyons. C’est une zone de protection de l’eau, beaucoup plus de verdure et l’air y est plus frais. De jolies falaises s’offrent a nous. Bizarrement nous recherchons dans nos affaires cordes et harnais, oups alors, on ne les a pas, quel regret :( … Sur la route nous y croisons beaucoup de petits ponts de singe « très artisanaux » pour franchir l’autre rive. Cette route est aussi très propice aux éboulis, euh nous dirons plus glissement de terrain. Parfois la route se retrouve 3 fois plus petite. Des tronçons de route se retrouvent quelques mètres plus bas dans la rivière. Très impressionnant, heureusement rien ne nous est tombé sur la tête, mais vous imaginez bien la sensation de passer sur le bord d’une énorme falaise en pleine montée c’est a dire a 2km à l’heure, ça pédale, ca pédale…

Très grosse émotion aussi en franchissant les tunnels à vélo, qui peuvent mesurer des fois 4 km de long et bien sûr non éclairés. Nous nous sommes fait surprendre les 1eres fois et maintenant la frontale reste dans le sac de jour, disponible à tout moment. Drôle d’ambiance dans ce noir total, et ce froid vous faisant dresser les poils, la résonance de chaque bruit, d’une goute d’eau atteignant le sol et tout au bout la lumière toute toute petite et si loin. Des fois non frequentées par les voitures ou camions et d’autres si, et là, tu pries qu’ils te voient.

Nous rejoignons, après 3 jours dans ces canyons, une ambiance villageoise et des paysages de rizières avant de retrouver la ville. Nous y dégustons spécialités locale (brochette de légumes, viandes, champignons et autres mets dont on ne sait toujours pas l’origine) et bières locale, et tout ceci assis sur de petits tabourets a même le trottoir. Ambiance et surprises des badauds étonnés de voir 2 occidentaux blonds à côté de leur table. Des rires et des « hello » fusent dans tous les coins. Nous retrouvons cette ambiance dans chaque ville de province. Nous sommes aussi invités à rejoindre l’attroupement de danseurs qui dansent en couple et tournent tous en rond. C’est assez marrant à voir, surtout quand les couples surpris de nous voir se heurtent entre eux.

Nous repartons rapidement dans les hauteurs. Ici forêt de pins, cyprès centenaires ( zone de protection des cyprès). Après une grosse journée, plus de 100 km dans les cuisses, vers 18 heures nous cherchons a bivouaquer et la grande surprise, une bien belle montée de 10 km s’offre a nous, pas de possibilité de planter la tente, falaise à droite, falaise à gauche, qu’une possibilité : monter. Creuvés nous puisons dans nos dernières forces, à chaque virage espérons un endroit plat ou la fin de la montée, et là un petit village s’offre a nous. Nous demandons à un homme sur le bord de la route si nous pouvons planter notre tente devant son entreprise. Très gentiment, il accepte, nous ouvre un coin d’un fenêtre nous permettant d’avoir de l’eau chaude via un petit réchaud, nous offre des sachets de pâtes instantanées ( notre repas habituel des soirs de bivouac, très très pratique, belle invention), et nous indique une réserve d’eau. Youpi on a le droit a un brin de toilette, le luxe. Après le nettoyage et le repas, une petite dame arrive et essaie de nous faire comprendre qu’elle désire nous inviter a dormir chez elle , sur le coup nous pensions qu’elle souhaitait qu’on parte. Vue l’incompréhension, elle part donc chercher au village des jeunes touchant quelques mots d’anglais. Et de là nous voila partis, non pas chez cette adorable dame mais chez un jeune homme, nous offrant une pièce où y installer nos matelas. Nous passons cette soirée en sa compagnie avec ce fameux alcool de riz gentiment offert et une chaîne locale diffusant de l’information chinoise en Francais.

Nous voila repartis le lendemain de bonne heure. Ici la température grimpe, il est difficile pour nous de rouler entre 13h et 15h30. Nous prenons donc un rythme 6h du matin sur les routes, pause au midi et reprenons vers 15h30 après une bonne sieste dans les salons de thé où nous faisons l’agréable découverte de cette spécialité locale du Sichuan (Jeu de Mahjong, the et dormeurs s’y retrouvent). La chaleur nous assommant, il est difficile pour nous d’apprécier le trajet. Nous pensions que le plus dur aurait été fait, la traversée des montagnes, mais non, ici une route très vallonnée, tu descends, tu montes, tu descends, tu montes et tu montes des pentes de 20% pas forcément longues, mais dures. Nous préférons de loin la montagne certes on en chie mais une belle recompense à l’arrivée. Et là ce n’est pas autant appréciable. Nous comptons chaque kilomètre qui nous distance de Chengdu. La fatigue commence à se faire sentir et la chaleur ne nous quitte plus. Les journées s’enchaînent pour une arrivée sur Chengdu fatigués. Mais nous voilà très fiers d’avoir parcouru ces 916 km en 10 jours.

Repos bien mérité dans une auberge de jeunesse très agréable, au calme avec une jolie terrasse verdoyante. Nous préparons des maintenant la suite de notre périple. Entretien des vélos oblige, trajet jusqu’à Kunmin et recherche des formalités pour l’entrée au Laos.

Et un petit eboulis
Hanzhong
Nuit chez l'habitant
Rare tunnel eclaire de 3,5 km
Ravitaillement de Miel au bord de la route
Borne symbolique de la G108, la route reliant Pekin a Kunming.
Foret de Cypres
Sieste dans un salon de the