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Plus haut que le mont blanc

Auteur: Célin and Mike

Jour 1 :
Et hop, nous voila embarqué dans le bus, nos sacs sur le toit. Et la nous attend 11 heures de bus des plus interminable, oh oui interminable. Ca a été la pire journée de notre trek. Les genoux collés au siège du passagé devant nous. Des secousses de fou nous en donnera des hématomes. La route est constitué d’innombrable trous, nid de poule comme on dit, frôlant les falaises ou nous voyons des parties de la route descendu 10 mètres plus bas. Les arrêts de plus en plus fréquent ou nous embarquons des locaux voulant monter dans les villages plus haut sur le chemins. Le bus est de plus en plus bondé, plus de places a l’intérieur. Après avoir emboités les derniers au chausse pied, les gens commencent a monter sur le toit et redescendent aussitôt un check point en vue pour rembarquer 10 mètres plus loin. Nous en passerons une dizaines dont un pour acheter notre permis d’entré dans le Langtang national park, qui a notre surprise sera 3 fois plus cher que prévu. les militaires fouillent le bus grossièrement a chaque fois a la recherche d’animaux, drogue et on ne sais quoi. A plusieurs reprises nous nous sommes imaginés terminer dans le ravin, et oui avec le poids des villageois sur le toit, le bus fait des embarder assez périlleuses. La peur de notre vie.
Arrivés enfin sur Siabru besi, nous débarquons dans notre 1er lodge, ou nous dégusterons notre 1er douche chaude. Et oui chez Changbaah, c’est bassine d’eau froide.

Jour 2 :
C’est parti, 1er jour de trek dans le Langtang. Nous nous échappons de nos rêves a 5h30. Petit dej pris dans la “social bakery” un peu plus bas. Nous démarrons avec ces quelques forces pour pénétrer dans la jungle. La faune et la flore sont luxuriante. Les chants des oiseaux nous accompagnent, bambous et champ de marijuana qui nous dégage leurs odeurs tout au long de notre chemin. Nous croisons nos 1er Sherpa en claquettes, portant des poids phénoménal sur leur dos: riz, bouteilles d’eau et toutes les vivres pour le ravitaillement des lodges pour les touristes. Ils portent tout ce poids a l’aide d’une corde placée sur le front et d’un tissu placé entre leur dos et leur lourde charge afin d’éviter les frottements. Nous ferons la connaissance de Robert, Anglais, écrivain avec qui nous partagerons repas et discussion philosophique. On engage très rapidement le rythme que sera ce trip, en fonction du levé et couché du soleil, 19h au lit, 5h30 debout.

Jour 3 :
Nos petits dej seront tout du long un thé accompagné de pains tibétain confitures. Nous atteignons aujourd’hui les 3450 m d’altitude au village de Langtang. Nous apercevons notre 1ere montagne enneige, le Langtang 2 culminant a 6596m. Ce midi nous nous arrêtons dans un tout petit lodge tenu par une femme Tibétaine. Céline apprendra a préparer les Momo (Gros raviolis vapeur fourres aux légumes). Elle est adorable, très tactile et nous demandera, a notre retour, de lui ramener du fromage de Yak qu’on pourra acheter plus haut. Elle nous indiquera aussi le lodge de sa sœur ou nous dormirons ce soir.

Jour 4 :
A la base nous devions rester sur place 2 jours pour nous acclimater a l’altitude. Nos corps très bien acclimatés, nous décidons de prendre la route pour Kyanjing gompa (3800 m). A notre départ, nos hôtes nous demanderont aussi de leur descendre du fromage. Nous nous transformons petit a petit en Sherpa cheese. Cette journée ressemble a un pèlerinage. Nous suivons des murets de pierre entassées avec des prières gravées dessus. C’est magnifique, sublime, spirituel. Les Yaks apparaissent ainsi que les chevaux. Nous gouterons a notre 1er yaourt de yak sur le chemin, un délice. Nous déposons nos sacs dans un lodge et partons a la découverte de ce jolie village au creux d’un cirque avec ses montagnes enneigés. Nous irons acheter le fromage prévu pour les familles et pour notre ascension du Tsergori (5030m) de demain. Nous avons hâte d’y être et Céline d’y déposer son drapeau de prière en la mémoire de sa maman.

Jour 5 et 6 :
Voici le jour de notre défi, une ascension a plus de 5000m. Le départ ce fait de bonne heure et dans le froid du matin. L’ascension commence par la traversée d’un torrent au pied du géant. Une fois sur le flan ouest sur Tsergori la progression ralenti. Plus nous montons, plus les pas se font lourd, plus le cœurs tape dans la poitrine, plus le souffle ce fait court et plus les pauses se font fréquentes. Nous commençons a apercevoir en direction du nord, coté tibétain, les sommets aux neiges éternelles. Les nuages de fond de vallée nous font accélérer le pas afin d’être au sommet avant eux. Au sommet, c’est grandiose, une émotion incroyable nous envahis. Nous sommes entouré de montagnes dépassant les 7000m. Céline y dépose les drapeaux de prières en hommage a sa mère, des larmes coulerons derrière ces lunettes. Nous y resterons le temps de quelques photos, de notre casse-croute et c’est déjà l’heure de la descente. Nous prendrons le chemin sur la face Est qui est une longue plaine légèrement pentu. Au bout de quelques minutes, nous décidons de couper par le sud, sur une pente plus abrupte. Lors de cette descente, Céline ressent un fort mal de tête. Nous accélérons le pas pour rejoindre le sentier ce trouvant en contre bas. L’état de Céline s’aggrave. L’eau manque et nous avons encore 1h30 de marche pour atteindre le Village. Une fois au village, Céline est totalement épuisée et déshydratée. Son état s’arrange 3h plus tard après plusieurs litre d’eau, de thé, du sommeil et des cachets. Une bonne nuit de sommeil et une journée off viendra a la remettre totalement sur pied. Malgrés ces quelques heures de peur duent au potentiel mal des montagnes, nous sommes comblés et heureux d’avoir fait cette ascension.

Jour 7 et 8 :
Nous entamons notre descente et remonté pour atteindre le village de Thulosyabru (2200m). La descente se fera par la même route. Nous y déposons donc le fromage commandé par nos familles. Petite pose du midi chez notre mama tibétaine et un dernier au-revoir. Le 7eme jour, nous montons en plein cagniard, et oui les grandes fraicheurs des nuits en altitude nous quitterons mais pour un court instant. Le village de Thulosyabru se situ en hauteur le long d’une crête. Tres jolie et très authentique. Nous y ferons la connaissance d’un groupe de français, Nathalie , Phillipe, Jean-Noel et Brigitte que nous croiserons souvent sur la route jusqu’au lac de Gosainkund.

Jour 9, 10 :
Nous partons de bon matin pour atteindre le lodge Shin Gomba (3350 m). Sur le chemin nous croisons plusieurs petits hameaux aux maisons en pierre avec leurs cultures en terrasse. Nous passons de magnifiques forets de sapins géants ainsi que de superbes rhododendrons rose tournoyant sur eux même qui donnent, avec la lumière du soleil levant, un charme féérique a cette randonné. Nous espérions y voir des singes, pandas roux et autre mammifères locaux. Il en fut autrement. Par contre de magnifiques oiseaux d’une couleur rouge vives nous salueront de bon matin. Quand nous arrivons, nous nous installons dans un très jolie lodge, un des plus classe de notre trek. Il y aura beaucoup de monde. A notre grande surprise, une fromagerie s’y trouve avec ce bon fromage au lait de yak. Et hop 500 g dans la poche, miam, miam.
Le jour suivant nous passerons encore dans ces magnifiques forets pour atteindre Laurebina (3900 m). Il fait de plus en plus froid, les nuages apparaissent tout les jours vers 11h mais nous laissent la matinée avec un grand ciel bleu, de quoi se réchauffer au soleil. Il nous faudra attendre le lendemain matin pour découvrir une magnifique vue sur la chaine de montagne de Ganesh Himal.

Jour 11 :
Départ pour le lac sacré de Gosaingkund (4300m) et le passage du col de Laurebina a 4610 m. La route est sans difficulté particulière. Nous nous attendions a devoir acclimater nos corps pour la monte. A 4200 m nous croisons Bouddha Mendir, petite stupa et son mini temple. La encore, la vue incroyable nous accompagne. Les paysages changent, ils deviennent plus karstique, de couleur marron rougeâtre. 2h plus tard, nous apercevons le lac avec ces drapeaux et moulins a prières. Nous nous y arrêtons un moment pour savourer ce moment de calme avec le soleil s’y reflétant et une légère brume dansant juste au dessus. Nous croisons plusieurs petits lacs jusqu’au col avant d’entreprendre la descente sur Pehdi (3700m). La descente plus raide, dans les nuages et pierriés sera un peu moins agréable. Au lodge, nous rencontrons Vincent, un voyageur et son guide avec qui nous animerons la soirée d’histoire de vadrouille.

Jour 12 :
Nous atteignons Tharepati (3690m). Un sentier en yoyo alimentera notre fatigue accumulé ces jours derniers. Nous décidons de nous arrêter après 4h30 de marche dans un lodge tenu par une femme Sherpa, Bana et sa famille: un ado de 20 ans big brother, sa fille de 10 ans Dawa Omo et Sunata 11 ans qu elle aura recueillie lui offrant logis et nourriture. Nous passerons avec eux un merveilleux moment, jeux avec les filles et conversation sur les difficultés qu’a Bana pour scolariser l’ensemble de cette famille recomposée. Nous comprendrons beaucoup de choses sur la vie Népalaise et ces difficultés. Tres dure moment la séparation le lendemain. Nous prenons leurs coordonnées, voir ce qu’on pourrait faire par la suite pour offrir a Sunata une scolarité. Si l’adoption était plus simple, avec Mike nous l’aurions déjà embarqué avec nous.

Jour 13 au 16em :
Ça y est, il est temps de rentrer. Nous entreprenons la descente finale. La journée la plus fatigante sera la 13eme avec 1700 de dénivelés descendant et 700 ascendant bien raide, en plein cagnard. Une pose s’impose, une journée entière au lodge se situant dans un petit village sherpa, Tarkeghyang (2740m). Les derniers kilomètres se feront dans des cultures en terrasse et petits villages remplis de charme. Nous ne croiserons plus les fraicheurs des nuits et du matin. Sueur, sel et mauvaises odeurs les remplaceront. Et ce jusqu’à Melanchi Bazar avec un bon Dal bat moutons avant de prendre notre bus local jusque Kathmandou.
En résumé nous avons passé de superbes moments, connu les ethnies Sherpa, Tibétaine et Indienne. Ils sont d’une gentillesse incroyable. La communication a été la plus part du temps très simple voir leur bon niveau d’anglais. Des attachements plus profond avec certain d’entre eux nous remplirons le cœur de joie. D’autre rencontres seront avec des voyageurs de courte ou longue durée avec qui nous aurons partagé soirées, belles conversations de voyage et spiritualité. Merci a Nath, Phillipe, Jean-Noel et Brigitte pour ces bons mars, saucissons et soirées yam’s. Merci Tanka, leur guide, qui nous donnera beaucoup d’info sur la route et sur la vie Tibétaine, Bouddhiste et hindouiste. Vincent nous donnera l’envie de voyager encore plus et merci a Robert pour ces soirées spirituelles, Tout les sherpas croisés sur le chemins ou avec certain nous avons joue a la rapidité de pas… et merci a tout ceux que l’on a pas cité, la liste serait trop grande. Les paysages nous ont fait rêver, voler. Nous sortons de ce trek épanouis, heureux, encore plus libre et avec de nouvelles ailes pour en découvrir encore plus.